URGENCES en Morbihan été 2019

La Une du quotidien “Ouest France”  en date du 2 juillet 2019 présente une information sur les urgences qui se veut rassurante.

A Lorient, Vannes, Pontivy et Ploermel les hôpitaux seront donc en mesure de faire face à l’afflux éventuel de blessés et malades cet été (touristes et autochtones) grâce à – il fallait y penser – une meilleure organisation des services et à l’apport d’une main d’œuvre providentielle, celle des jeunes diplômés, intérimaires et étudiants infirmiers ; c’est du moins ce que prétendent les responsables administratifs interrogés par le journal.

Pour parler franc, je doute qu’en effectif réduit de 50% du fait des congés annuels d’été et grâce à une nouvelle organisation, on puisse faire mieux qu’avec des effectifs au complet fonctionnant dans un environnement opérationnel. D’autant que le personnel médical est toujours en grève et que la région va accueillir des manifestations importantes, dont le festival interceltique de Lorient qui draine de nombreux touristes parmi lesquels on trouvera des personnes qui viendront inévitablement grossir les rangs des blessés et des alcoolisés locaux.

Si malgré tout, pourquoi pas, tout se passe bien, il faudra se servir de cette expérience pilote pour l’étendre à l’ensemble des urgences de France et de Navarre.

En attendant le bilan qui sera connu à la rentrée, voici une autre expérience cette fois vécue par un député qui s’est fait porté pâle en se présentant aux urgences de Douai (Nord). Il était récemment l’invité des “Grandes gueules” émission diffusée le matin sur RMC.

Après l’avoir écouté (5 mn) je pense que l’appréhension de passer nécessairement par les urgences dont les files d’attente ne cessent de s’allonger, va devenir progressivement une phobie.

Mais que fait Mme Buzyn notre ministre des solidarités et de la santé ?

Photo : https://www.infirmiers.com/profession-infirmiere/presentation/edito-greve-urgences-soutenue-francais – Ouest-France du 2 juillet 2019.

2 commentaires

  1. Avec une pensée particulière pour ces fabuleux professionnels que sont les médecins, les infirmières et le personnel de santé sans oublier ceux que l’on voit rarement tous ces spécialistes des grands hôpitaux universitaires qui font des miracles grâce aux financements de notre sécurité sociale qui les rendent possibles quelque soit la condition du malade. A titre d’exemple un simple lymphome en rechute avec greffe de moelle osseuse est facturé environ 400000 euros (ensemble des soins), entièrement pris en charge et une journée d’hosto coûte entre 1000 et 3000 euros selon les soins..Aux USA, ce pays montré en exemple, les frais de santé sont la première cause de faillite domestique..Bref, la santé n’a pas de prix mais son cout est bien réel..

  2. Souhaitons à chacun d’entre nous de rester en bonne santé et qu’aucune nécessité de se retrouver dans de telles circonstances ne nous expose ainsi !
    Les temps anciens sont révolus mais la modernité ne nous rassure pas, selon les faits rapportés ici : gardons notre bon sens et une attitude de solidarité à l’égard, non seulement de nos proches, aussi de tout autre personne en difficulté. C’est devenu essentiel.

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