Michel Onfray : Une nouvelle dictature

Avez-vous lu 1984 l’excellent et dernier livre de George Orwell (1903-1950) ? Voici en deux phrases l’idée maîtresse de ce célèbre roman publié en 1949, un an avant le décès de son auteur :

C’est l’histoire d’une société vivant sous un régime dictatorial. S’inspirant des idéologies des gouvernements fascistes, Orwell pousse jusqu’au paroxysme les moyens d’oppression qu’un État pourrait utiliser contre ses concitoyens.

Reprenant les idées forces de ce livre, Michel Onfray, l’essayiste et philosophe qui secoue les médias, dans son dernier ouvrage “Théorie de la dictature” nous montre que le totalitarisme n’a pas que les 2 visages les plus connus : le totalitarisme national-socialiste façon Nazisme et le totalitarisme marxiste-léniniste façon communisme. Il existe selon lui et je le suis dans son analyse, un totalitarisme plus subtile mais tout aussi redoutable car insidieux et à peine perceptible, c’est : le totalitarisme néo-libéral qui, sous le couvert d’un mode de fonctionnement démocratique réduit progressivement et sournoisement le peuple à une forme d’esclavage dont il ne perçoit pas la mise en œuvre et les conséquences.

Michel Onfray pour démontrer ce type nouveau de totalitarisme définit 7 catégories d’actions principales élaborées par les élites pour nous réduire petit à petit à des marionnettes dociles : Destruction de la liberté – Appauvrissement de la langue – Abolition de la liberté – Suppression de l’histoire – Négation de la nature – Propagation de la haine – Aspiration à l’empire (maastrichien).

Dans chaque catégorie les actions s’y rapportant sont décrites de même que les moyens de leur mise en œuvre. Ainsi, si l’on prend le cas de la destruction de la liberté (1), pour atteindre cet objectif le pouvoir néo-libéral assure une surveillance perpétuelle des citoyens, ruine la vie personnelle, cherche à supprimer la solitude, incite à se réjouir lors des fêtes obligatoires, uniformise l’opinion et dénonce le crime par la pensée.

Une analyse pertinente de notre société que je vous invite à découvrir et qui prouve que Big brother est bien en marche pour faire de nous des êtres soumis au bon vouloir d’une minorité anonyme qui agit impunément dans l’ombre.

(1) La reconnaissance faciale arrive dans les écoles françaises.