COVID-19 : Tous contaminés ?

La question va probablement vous interpeller. Et pourtant, si l’on prend en considération un certain nombre d’observations que je vous expose ci-dessous, c’est une possibilité qui me parait tout à fait envisageable.

Depuis plus d’un an les scientifiques et les politiques sont très prolixes sur le COVID-19. Les journalistes chaque jour en font leur sujet principal (difficile, il est vrai, d’en faire l’impasse). De tous ces commentaires, avis, analyses, projections, on observe que :

  1. Il y a des gens qui sont très sérieusement contaminés, que l’on hospitalise et qui, hélas pour nombre d’entre eux, trépassent (la barre des 80.000 morts en France a été dépassée depuis de début de la pandémie !). Ceux qui en réchappent (ils seraient 300.000) reviennent chez eux avec parfois de lourds handicaps  et peut-être… le virus.
  2. On trouve aussi dans notre population des personnes qui sont détectées positives au Coronavirus et qui n’ont pas besoin de soins hospitaliers (vous avez peut-être remarqué que plus on teste, plus on en trouve). En principe on les isole 7 jours minimum. La question est : sont-elles écartées suffisamment tôt ? et, ont-elles eu le temps de propager le virus avant d’être prises en charge (cas contacts) ?
  3. Parmi le reste de la population de nombreuses personnes sont asymptomatiques, d’autres sont les  cas contacts ou des “cas contacts de cas contacts” comme le disait sans plaisanter notre ministre de la santé. Les gens de cette dernière catégorie (cas positifs et contacts) ne montrent aucun signe de contamination et pourtant ils continuent de côtoyer leurs semblables en toute indifférence et bien sûr, sans mauvaises intentions.

Si vous m’avez bien suivi, ces trois catégories de personnes sont, ou étaient, porteuses du Covid. Avant d’être hospitalisées (pour les cas graves de la première catégorie) toutes ces personnes se déplaçaient, fréquentaient les écoles, les grandes surfaces, les centres de vacances, voyageaient, participaient pour quelques-une à des raves ou des fêtes occultes. Bref, transportaient le virus un peu partout ! Quand on sait par ailleurs que :

  • les gestes barrière correctement appliqués ne sont pas efficaces à 100 pour 100.
  • tout le monde ne respecte pas ces consignes élémentaires de base (distances, masques mal positionnés et fréquemment réajustés, gel oublié…).
  • les masques en tissus ne seraient plus aussi fiables qu’au début.
  • les contrôles aux frontières et dans les aéroports ne sont toujours pas rigoureux.
  • les enfants et adolescents ont été dispensé une longue période des mesures sanitaires imposées aux adultes.
  • les cas contacts ne se font pas systématiquement contrôlés.
  • les frontaliers passent et repassent quotidiennement d’un pays à l’autre.
  • les gens continuent d’emprunter les moyens de transports où ils sont entassés et, où bien sûr il est impossible de respecter les gestes barrière recommandés.
  • la cellule familiale, parait-il, est le lieu idéal pour être contaminé avant de retourner le lendemain au travail ou à l’école.
  • les hôpitaux, lieux de soins par excellence, contiennent leurs “propres” clusters. Il y en aurait 17 (le 10 février 2021) selon une radio nationale qui n’en dit pas plus sur leur localisation !
  • le COVID-19 voyage dans les eaux usées. Sommes-nous sûrs qu’il ne s’agglutine pas dans des endroits improbables ?
  • par lassitude, beaucoup de nos compatriotes ont tendance à relâcher leur vigilance.
  • le COVID-19 mute et crée ainsi des variants plus contagieux.

Peut-on envisager raisonnablement dans de telles conditions que l’on puisse échapper à une forme quelconque de contamination ? Il serait étonnant, voire miraculeux, qu’un seul de ces micro-organismes (1.000 fois plus petit qu’une bactérie) ne se soit pas posé sur vous lors de l’un de vos déplacements au cours de ces derniers mois. Vous pouvez me rétorquer que tant que les symptômes de la maladie n’apparaissent pas objectivement (toux, fièvres, essoufflement, perte de l’odorat…)  on peut se considérer épargné(e). Êtes vous sûr(e) pour autant ?

D’autres signes, moins caractéristiques selon les spécialistes, peuvent aussi laisser supposer une réelle contamination du virus (maux de tête, vertiges, rhume, mal de gorge, langue tâchée de blanc, douleurs musculaires, selles liquides, maux de ventre…). Faut-il alors consulter ? Évidemment, mais le ferez-vous pour des symptômes qui s’apparentent à des maux bien connus et peu inquiétants ?

Si malgré tout, et fort heureusement, peu de gens en France sont officiellement contaminés (à des degrés divers) par le COVID-19 (3,3 millions à ce jour – soit 1/20 de la population selon le site coronavirus-statistiques.com), on peut supposer que c’est parce que la plupart des individus possèdent un système immunitaire efficace ou que le virus n’est peut-être pas aussi virulent qu’on le dit sur les gens en bonne santé, ou encore qu’il y a beaucoup plus de cas positifs qu’on ne le croit. Le site futura-sciences affirme que les virus sont considérés comme des organismes “vivants à l’intérieur de la cellule et inertes à l’extérieur”. Ceci peut expliquer leur relative virulence (1) mais n’exclut pas que l’on puisse être un porteur sain sans signes particuliers.

Nos amis suisses de RTS on présenté une petite animation de 3 minutes expliquant le mode opératoire du COVID-19 à l’intérieur du corps humain. Sa prolifération est impressionnante, progressivement destructrice et l’on comprend pourquoi l’issue est parfois fatale !

Photo : Internet – Vidéo : RTS

(1) “Pendant très longtemps, la nature exacte des virus est restée pour les biologistes un véritable mystère. Et la question de savoir s’ils doivent être considérés comme des objets inertes ou des êtres vivants reste posée. On les considère comme vivants à l’intérieur de la cellule, et inertes à l’extérieur. Ils ne se multiplient en effet, qu’à l’intérieur de la cellule, tandis qu’à l’extérieur ils sont presque inertes et ne réalisent parfois que quelques réactions chimiques. Biochimiquement, cependant tous les virus, contiennent soit de l’ADN, soit de l’ARN. Les génomes viraux sont donc constitués des mêmes composants que les génomes cellulaires”.