Climat : zéro carbone, on progresse du côté des vaches !

Voici un article qui devrait redonner espoir à tous ceux et toutes celles qui se désespèrent de voir le CO² (dioxyde de carbone) et ses composés continuer de polluer la planète. Désespoir d’autant mal ressenti que peu de gens au quotidien semblent affectés par cette menace. Heureusement le GIEC, l’Europe et l’ONU veillent et nous sensibilisent.

Un petit rappel : le CO² est un gaz inodore et incolore qui entre dans la composition de l’air que chacun et chacune respirons à longueur de vie. Indispensable à la photosynthèse grâce à sa particularité d’être transformé par les plantes en oxygène (le jour), il a en revanche le don d’irriter les écolos et climatologues du GIEC (1) qui voient en lui le responsable du réchauffement climatique et de la destruction de la couche d’ozone.

Il apparait donc indispensable pour ces gens, adversaires auto désignés du CO², de mobiliser rapidement la France et l’Europe afin que tout soit fait pour atteindre en 2050 la neutralité carbone, autrement dit le zéro carbone. Cet objectif aurait l’immense avantage de réduire de 1,5 degré l’augmentation prévisible de la température sur terre qui ne cesse de croître… et aussi, accessoirement, celui de « distraire » nos concitoyens pourtant déjà préoccupés par les nombreux problèmes auxquels ils sont quotidiennement confrontés (travail, santé, éducation des enfants, insécurité, inflation, taxes…).

Il va donc nous falloir apprendre la sobriété pour atteindre cet objectif ambitieux : abandonner la voiture pour le vélo, isoler notre maison qu’il faudra rénover avant de la mettre en vente, réduire les surfaces agricoles, manger végétariens, installer du photovoltaïque, réduire notre consommation d’électricité et d’eau, manger moins de viande, pratiquer le covoiturage (1), réduire nos voyages dans le monde, modérer nos envois de vidéos sur les réseaux sociaux, sortir du modèle pavillonnaire pour des constructions à étages, privilégier le wifi, éviter l’usage du barbecue, j’en passe et des meilleures… Que du bonheur en perspective ! Mais le sauvetage de notre planète est à ce prix, il va falloir s’en persuader et si nécessaire, en a arriver à punir les contrevenants. Si pour les Français le mouvement semble bien enclenché (publicités publiques et privées, primes incitatives…), reste à convaincre Chinois, Américains, Russes, Japonais et Allemands grands producteurs de carbone devant l’Éternel…  dont on peut douter qu’ils seront prêts pour le rendez-vous de 2050 (lien pour téléchargement du fichier).

Cela précisé j’en reviens à la bonne nouvelle annoncée en début de billet. Parmi les composés carbone, ennemis de notre bien être, il en est un particulièrement dangereux pour la couche d’ozone qui répond au nom de Méthane. C’est un gaz que l’on trouve à l’état naturel et que le site Géo présente comme suit : « il est produit par les organismes vivants (végétaux, animaux…) sous l’effet de la fermentation ou de la digestion. Incolore et inodore, le méthane constitue 90% du gaz naturel, qui est la troisième ressource énergétique mondiale utilisée après le pétrole et le charbon ».  Bien qu’il constitue un produit idéal pour le chauffage quand on va le chercher sous terre, en surface, c’est un véritable poison, pas toujours inodore comme indiqué par le site Géo. Surtout quand il s’échappe par l’arrière train des vaches.

La bonne nouvelle : des chercheurs ont trouvé le moyen de réduire ces lâchers intempestifs de méthane ! Une nouvelle qui devrait réfréner les ardeurs de nos fonctionnaires de la Cour des comptes qui préconisent de réduire nos cheptels à cause de ce gaz (cette réduction est en réalité un prétexte pour diminuer les aides de l’État et de l’Europe aux agriculteurs).

L’astuce consiste à utiliser un additif alimentaire qui agit sur les bactéries de l’estomac des vaches. Et hop 20 à 40 % de méthane en moins dans la nature ! Cela va sans doute augmenter le prix du lait et peut-être aussi modifier sa composition mais restons optimistes, l’Efsa, l’autorité européenne de sécurité des aliments a donné son feu vert en 2022. Voyez ci-dessous l’article que l’Ouest-France des 16 et 17 septembre 2023 a consacré à cette découverte. On n’arrête pas le progrès et tout est bon pour le bien de notre planète.

(1) 8 conducteurs sur 10 roulent seuls dans leur voiture. Étude récente Vinci autoroute. La route du covoiturage sera encore longue !

Sources : Ouest-France – https://www.apur.org/fr/agenda/objectif-zero-carbone-forum-smart-city – https://physique-chimie-college.fr/definitions-fiches-science/dioxyde-de-carbone/ – https://www.habitat-eco-responsable.fr/2011/11/la-sobriete-electrique/ – https://www.istockphoto.com/fr/photos/cow-ass-rear-view-animal – https://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/covoiturage-huit-conducteurs-sur-dix-sont-seuls-dans-leur-voiture-le-matin-selon-vinci-1979406