Macron : l’ancien et le nouveau monde

Photo : Internet

Macron vient de terminer la première année de son quinquennat. La date du 7 mai, jour de son arrivée à l’Elysée, a été l’occasion pour les chroniqueurs, politologues, historiens, essayistes de tout poil de tirer un bilan de son action. Comme de coutume, selon ses convictions ou ses propres opinions politiques, chacun y a trouvé matière à satisfaction ou contestation. D’autres plus prudents ont affirmé qu’il était un peu tôt pour tirer des conclusions : “on verra à l’issue de son quinquennat“, “il a semé, il faut attendre les fruits de ses réformes” etc.

Mon intention dans ce billet n’est pas de recenser les points positifs et négatifs des premières réformes lancées au pas de course par son Premier ministre. De nombreux secteurs ont été impactés ou le seront tout prochainement (code du travail, apprentissage, assurance chômage, CSG, retraites, formation professionnelle …) pour ne citer que les plus importantes, mais d’ores et déjà son action donne l’impression d’une nécessité impérieuse et d’une grande précipitation comme si l’urgence devait prédominer. En réalité, Macron sait que les réformes doivent être conduites en début de mandat, surtout si elles sont impopulaires, ce qui est le cas pour la plupart d’entre elles.

Déjà des voix s’élèvent pour critiquer son action. Les mécontents sont nombreux (retraités, ouvriers, fonctionnaires, étudiants, infirmiers, fonctionnaires …). Les dispositions prises accentuent les fractures qui séparent et opposent les français : riches/pauvres – fonctionnaires/privés – ouvriers/actionnaires – religieux/laïcs – étudiants/réformistes – Insoumis/Macronistes – actifs/retraités – conservateurs/Libéraux… Comme disait le général de Gaulle : “Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage.” Difficile effectivement en pareilles oppositions de satisfaire tout le monde. Alors il va falloir choisir et surtout trouver de l’argent pour mener ces réformes. Les contestations quant à elles sont naturellement indissociables, les français étant parait-il réfractaires à tout changement. Pour l’argent rien de plus facile, appliquer les bonnes vieilles méthodes de l’ancien monde : augmenter ou créer de nouveaux impôts et de nouvelles taxes, privatiser même si parfois cela consiste à se séparer des bijoux de famille (autoroutes) et surtout restructurer à outrance pour dégraisser les mammouths et ce, pour la plus grande joie des actionnaires.

Le nouveau monde de Macron n’a rien donc de révolutionnaire, si ce qualificatif peut s’employer à son endroit. Les gouvernements se succèdent et les français toujours hypnotisés par les promesses et la crainte des changements attendent patiemment des améliorations de leur quotidien qui n’arrivent pas. Pire, ils sont de plus en plus nombreux à boucler difficilement leur fin de mois (tout augmente). Alors on peut naturellement s’interroger sur les réelles motivations de nos gouvernants quand ils prennent des mesures qui vont à l’encontre de nos intérêts. Est-ce vraiment l’ignorance des problèmes qui est en cause ? J’en doute ! L’incapacité à gérer honnêtement et objectivement sous l’influence de Bruxelles, des lobbys, clubs, fondations, obédiences, think tanks, instituts et autres groupes de pression ? Vraisemblablement. Quoi qu’on en pense, cette impéritie finie par s’apparenter à une réelle volonté de nuire aux citoyens lambda et je ne suis pas loin de penser comme feue la lanceuse d’alerte Claire Séverac (1) qu’une guerre secrète contre les peuples est en marche.

Mais là je m’éloigne du bilan Macron. J’y reviens en vous proposant une courte vidéo (5 minutes) qui devrait mieux vous éclairer sur les mensonges des privatisations censées nous être profitables et prônées par notre Président. Bonne lecture.

                             

(1) Claire Séverac, décédée dans des conditions suspectes le 25 décembre 2016, n’a cessé de dénoncer durant sa courte vie ceux qui manigancent à l’échelle mondiale contre l’intérêt des peuples. Elle en est arrivée à la conclusion qu’une poignée d’individus malfaisants agissaient à dessein dans des buts inavouables (complot ?). Je lui consacrerai prochainement un billet.

2 commentaires

  1. Le Néolibéralisme actualisé sous les administrations Ronald Reagan et Margaret Thatcher est devenu l’idée dominante tant dans les niveaux nationaux que locaux. Hors, des historiens comme Henry Guillemin, expliquent le rôle de ces politiques sur la révolution Française de 1789 (la révolution des nantis – Liberté, Égalité, Prospérité) et la catastrophe du 10 août 1792 sur fond de dette importante suite aux opérations de soutien des insurgés Américains, et la spéculation sur des denrées alimentaires (le blé). Plus près de nous, les rôles des conservateurs sont bien décrits dans l’avènement des fascismes (La France de Vichy – Robert O Paxton – Ed. Point, L’étrange défaite – Marc Bloch – Ed Folio, Annie-Laccroix-Riz). Notons la chasse des communistes qui avançaient comme idées audacieuses une spoliation des possédants, actuellement nous redécouvrons Karl Marx. Si Marc Bloch nous enseigne que deux évènements ne sont jamais liés, des mécanismes demeurent qu’en pense notre Jupiter ?

    https://www.lemediatv.fr/les-programmes/lentretien-libre/5-annie-lacroix-riz/
    http://www.lecanardrépublicain.net/spip.php?article593

  2. Mille mercis Jean pour cette petite vidéo qui remet les pendules à l’heure, je partage avec mon réseau !
    Tant de mensonges, tant d’arrogance, tant de manipulations, tant de mépris pour le peuple qui travaille et produit des richesses… dont il ne verra jamais la couleur ;-(

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