Pont-Scorff : des riverains s’inquiètent de l’extension de la commune

Après une période d’interruption indépendante de ma volonté, je reviens vers vous avec cette fois un tract édité par le Collectif des citoyens de la zone 30 de Pont-Scorff qui voit la commune s’agrandir sans les aménagements routiers indispensables, lesquels devraient nécessairement accompagner l’accroissement de sa population, estimée à 5.000 habitants à l’horizon 2025.

L’absence de ces aménagements, regrette le Collectif, entrainent déjà un flot de nuisances (bruits, bouchons, pollution…) qui altèrent la qualité de la vie dans certains secteurs de la commune. Les scorvipontains sont appelés à le rejoindre pour faire valoir leur droit à la sécurité routière et donner leur avis dans le cadre de consultations participatives comme il en avait été question lors du Grand débat national et ses cahiers citoyens, trop vite oubliés !

L’augmentation rapide de la population induit également la mise en place d’infrastructures d’accueil pour les nouveaux habitants et leur famille (classes, crèches, équipements sportifs…). L’agenda 21 (1) de la commune a normalement intégré ces exigences dans le cadre du développement durable dont les objectifs (sur le long terme) sont entre autres : «la cohésion sociale et le bien être de la population ainsi que la croissance économique locale et durable».

Il ne reste plus qu’à mettre en œuvre les moyens nécessaires pour atteindre patiemment ces objectifs ambitieux et satisfaire du même coup le collectif ainsi que l’ensemble de la population locale.

Voici le tract en question (Vous pouvez l’agrandir en cliquant sur l’image ou ICI pour le visualiser, l’imprimer ou le télécharger).

(1) Agenda 21 signifie programme d’actions pour le 21 ème siècle et non pour 2021.  🙂

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11 commentaires

  1. Précision : Mes commentaires ou autre ne se dirigent pas vers un personnage qui à par ailleurs mon estime, ils marquent un système à bout de souffle. Daniel Dessert, mon vieux Prof nous disait « entre les deux guerres se fut un grand bazar ». Nous y sommes.

    En outre, il serait temps d’imposer un chauffage de l’eau sanitaire par du soleil thermique pour les nouvelles constructions, 600 à 800 watts du m² de panneaux solaire.

  2. A la personne « Skorf » . Fermer le ban, la messe est dite. Avoir autant de ressenti chez une personne laisse préjuger de fortes déceptions de ne pas avoir été élu maire au minimum ou de ne pas être reconnu comme une personne cherchant à être reconnue à tout prix. Si les habitants de Pont-Scorff ont de nouveau réélu, le maire actuel, c’est, peut-être, tout simplement parce qu’ils n’ont pas trouvé, chez des prétendants au trône, des capacités suffisantes pour assumer de telles responsabilités. Je ne soutiens personne et me garde le libre choix de mes opinions qui ne sauraient être dictées par n’importe qui et en tout cas pas par une porte qui porte en elle autant de haine envers des personnes qui pensent différemment.
    Alors de vous réfugier dans une sorte d’acrimonie envers les personnes qui, manifestement, ont touché votre amour propre, revenez à un échange constructif, mais là, je pense que c’est peine perdue, quand quelqu’un croit qu’il détient la vérité et qu’il se doit d’être reconnu en tant que tel. La pharmacie de Pont-Scorff est bien achalandée pour soigner contre les maladies, mais je ne pense pas qu’elle air prévu des médicaments contre le mal-être personnel, le complexe d’infériorité et le narcissisme. A propos, je n’habite que dans un petit appartement …

    1. Le fait d’avoir été élu constitue t-il pour autant une référence, quand on sait que, désormais, beaucoup de ces élus ne le sont que par défaut et/ou ne sont pas vraiment représentatifs compte tenu du taux d’abstention qui ne cesse de croître. Cela vaut autant pour Macron que pour Nevannen. Par ailleurs, le fait d’être depuis 33 ans aux manettes de la commune est-il le signe d’une démocratie particulièrement saine ? Personnellement, je ne le pense pas. Et quand on constate les dérives que cela occasionne, il n’y a vraiment pas lieu de s’en féliciter. Mais cela démontre autant la nullité ou la complaisance des citoyens, pour une part devenus des obligés de l’autocrate en place. Mais tout à une fin, comme à Levallois-Perret, avec les Balkany …

  3. L enquete publique concernant le nouveau lotissement entre ty neuve et le templo est passé quasi inaperçue
    A savoir qu il est prévu un rond point entre le templo ( ancien bar) et le village du templo.
    Un rond point au niveau du nenijo ou même au niveau du templo casserait fort bien la vitesse des voitures….
    Un autre rond point bien avant celui du Super U serait également souhaitable
    Et nous pourrions rajouter également un meilleur éclairage urbain
    Et une meilleure déserte de la CTRL
    Et nous serions complets

    1. L’espoir fait vivre, paraît-il !!! Toutefois, cela fait quelques 33 ans que certains espèrent en vain des améliorations qui dépendent du bon vouloir du locataire de « la maison des princes ». Tout un symbole ! A un moment, il appartient, peut-être, aux citoyens responsables de se prendre en main et d’agir afin que les espoirs deviennent enfin des réalités. Parfois, vouloir c’est pouvoir.

  4. Écoutons Montesquieu : «Tout homme qui a le pouvoir est poussé à en abuser», il devient trop courant qu’une élection donne un super pouvoir sans contraintes. La séparation des pouvoirs est la condition de la démocratie, hors comme le montre les dernières nominations au conseil constitutionnel il est permis d’en douter.. N’ayons pas peur des votations citoyennes comme nos amis les Suisses, petit pays mais grande Nation et assurons la transparence des actes car le peuple est souverain. J’observe souvent avec tristesse qu’au lieu de critiquer les Poutine nous ferions mieux de regarder nos gouvernances qui me semblent dégradées.

    Ce qui manque à Pont-Scorff se sont des voies de contournement. Imaginez le pont-neuf mis en service en 1851, il recevait à l’époque des charrettes, désormais se sont des successions de poids lourds de 44 tonnes qui transitent parfois par ce bourg pour optimiser leurs déplacements et tant pis pour les vélos. Certes, tout le monde observe la rare beauté des pavés, l’esthétique du centre-bourg réalisé avec une belle opacité, la douceur des fontaines. Méfiance, avec quelque 3000 milliards de dette publique la situation pourrait rapidement s’aggraver.

    1. On ne saurait mieux dire, surtout que l’homme au pouvoir, localement, en use et en abuse allègrement depuis 33 ans ! Ce qui n’est guère « démocratique » théoriquement, ou très sain démocratiquement, même si cela découle d’un processus démocratique, puisque l’homme en question a bien été élu. Pour que la démocratie respire vraiment, en particulier à Pont-Scorff, il faudrait changer les règles et faire en sorte que le maire ne puisse cumuler plus de deux mandats, et favoriser ainsi une alternance démocratique. Sinon, nous voici bientôt en « autocratie » avec son cortège de clientélisme, petits arrangements entre amis et autres magouilles, prises d’intérêts, etc. Quant à la démocratie participative adoptée dans certaines municipalités, voilà un système qui réconcilie le citoyen avec ces élus et lui donne la possibilité de participer et de faire vivre la démocratie. Hélas, ce n’est vraiment pas le style de « la maison des princes ». Déjà effacer le nom républicain de mairie par « maison de la maison des princes » donne le ton et annonce la méthode de management. Quant au « décor touristique » et/ou à » l’image médiévale » voulue par le même homme pour le centre-bourg, il est plutôt déconnecté des besoins des citoyens et des réalités qu’ils vivent, notamment en matière de déplacements. Certaines municipalités ont su préserver leur patrimoine, tout en s’adaptant à la modernité et à ses exigences (Ex.: Josselin, Dinan). Or, Pont-Scorff entasse des lotissements sans avoir ni anticipé, ni prévu les infrastructures nécessaires à ce développement.

      1. Ah ce beau bâtiment construit en 1511 ? et tant chargé d’histoire, que c’est-il passé dans ces vieux murs sous l’ancien régime. La lecture de ma généalogie m’indique un certain Jean le Ravallec né en 1794 marié à Julienne le Ravallec née en 1789 tous deux cousins germains. Ils habitaient dans ce bâtiment qui devait devenir une mairie après avoir été un tabac et un débit de boisson, puis occupé par les Allemands ; d’ailleurs dès leurs arrivés ils récupérèrent fusils et matelas. Enfant, je me souviens de ces hauts plafonds à poutres apparentes, de ces bûches qui brûlaient dans cette si grande cheminée pour un si petit garçon et des deux sympathiques secrétaires qui se tenaient derrière le comptoir du fond. Ma Grand Mère née en 1886 me disait que les enfants allaient jouer dans ce bâtiment, elle parlait de la présence dans le sous-sol d’une fontaine (ou point d’eau je ne sais plus) et souvent faisait référence à un souterrain comblé qui selon ses dires rejoignait le Leslé (la chapelle je crois), j’imagine tout cela planqué derrière du Placo. Parfois, dans les années 60 je l’accompagnais lors d’un repas de commémoration dans une salle située au niveau actuel de l’entrée. Je l’entends encore chanter  avec sa belle voix  « le temps de cerises », je découvris plus tard la vie respectable de Louise Michel. L’adaptation de l’intérieur fut pour moi une erreur à plusieurs titres : moindre coût pour une mairie neuve pour un environnement de travail plus adapté et conservation d’un magnifique patrimoine du 16ième dans son jus disposant de volumes propices à des expositions ou autre manifestations.

        Bref, Si l’erreur est humaine, persévérer est diabolique..

  5. A Tanguy.
    Voilà un constat des plus réducteurs, sinon des plus simplistes. En effet, M. Tanguy doit être, soit un soutien du maire (il s’en trouve parmi les notables et parmi la clientèle qu’il s’est constitué au fil des 33 ans de mandat et qui en a bien profité). Quelques précisions : tout d’abord la majorité des membres du Collectif Citoyen n’est pas hostile à l’agrandissement de la commune, mais ils en contestent les méthodes et l’absence totale de concertation. Or, jusqu’à preuve du contraire, si notre constitution prévoit bien que le Peuple soit représenté, elle prévoit également qu’il puisse s’exprimer librement et par d’autres voies que celles de ses représentants et pas seulement à l’occasion des élections. Manifestement, ce n’est pas le cas à Pont-Scorff, où depuis 33 ans (1989-2022), la démocratie participative est sinon ignorée, mais plus sûrement méprisée. On peut donc en conclure, non moins rapidement, que nous sommes plutôt en autocratie. Un régime de plus en plus en vogue de par le monde. Et pour en revenir à « l’autocrate de la maison des princes », en 33 ans de mandat, il n’a pas été capable de prévoir ce qui devait inévitablement arriver en raison des constructions successives de lotissements : la saturation du réseau routier. Saturation encore aggravée avec le fameux carrefour du centre-bourg, le « chef d’œuvre » du maire, à l’origine de sa conception et de tout ce qui va autour. Tellement réussi, que la plupart des usagers évitent à tout prix de l’emprunter, et pas qu’aux heures de pointe et s’en vont par les rues et les villages sans respecter les règles de sécurité élémentaires et provoquant, effectivement : bruits, pollution, incivilités, excès de vitesse, etc. Ce que M. Tanguy ignore sans doute parce qu’il doit habiter un quartier résidentiel bien éloigné de ces tristes nuisances. Par contre, les citoyens des zones concernées sont très légitimement en droit d’être excédés face à la léthargie du maire en place et des différents conseils municipaux qui se sont succédé pendant 33 ans (!!!), sans prévoir d’aménagements susceptibles d’améliorer cette situation en constante dégradation. Mais il y a peut-être une bonne raison : le clientélisme, par exemple. En effet, il n’est pas interdit de penser que la ou les voies de contournement du centre-bourg qui auraient pu être aménagée(es) durant ces décennies écoulées, auraient fortement contrarié quelques propriétaires agricoles placé sur leur tracé. Par contre, qu’il y ait actuellement des citoyens des lotissements traversés par le flux incessant de circulation, cette municipalité s’en fiche comme de l’an 40. La preuve : son absence de réaction. Contrairement aux municipalités voisines (Gestel, Guidel, Quéven, Caudan, etc), confrontées au même problème.
    Par ailleurs, il ne faudrait pas oublier que si l’objectif est d’augmenter la population, cette population nouvelle, autant que la plus ancienne méritent quelques égards. Ne serait-ce qu’en regard des taxes qu’elles acquittent. Aussi, ce management autocrate, de style « bidel », passe de moins en moins et suscite une légitime colère. Sauf évidemment auprès des obligés, nervis et autres chiens de garde de cette municipalité ultra-conservatrice.

    1. Merveilleux pavés

      Utilisé déjà par les romains, Philippe Auguste souverain à l’odorat délicat réagit contre l’insalubrité des rues de Paris en ordonnant en 1186 le pavage des axes principaux. Notons que son grand père Louis 6 le Gros avait déjà interdit l’errance des porcs dans la capitale. Avec son cousin le pavé en bois, ce type de revêtement gagne progressivement toute la France. Jusqu’au début du 20ième siècle des carrières situées à l’île longue assuraient la production de ces pavés.

      De nos jours l’utilisation de ces revêtements possèdent encore la ferveur de certains alors que depuis longtemps les effets pervers dépassent largement les bénéfices espérés. Les statistiques montrent que ce type de revêtement dure une petite trentaine d’années, sans doute moins dans le cas d’une circulation de dingue – Allez! plus que 10 ans..

      Soyons sérieux, de nos jours on ne pave pas les départementales à forte circulation..

  6. Allons droit au but : arrêtons le développement urbain de Pont-Scorff. C’est simple, l’augmentation de la population amènera :
    – De la pollution,
    – Du bruit,
    – Des incivilités
    – Des excès de vitesse
    – De la circulation
    La question est de savoir si nous sommes gardien des traditions de politesse, du respect des autres, etc. … Dans le mémoire des lamentations du collectif, il n’y a rien qui construise l’avenir. Nous sommes face une marche en avant et elle ne s’arrêtera pas, en l’état actuel des choses.
    Quelles raisons poussent le conseil municipal vise à augmentation la population à 5000 participants. Ce serait déjà une première base de réflexion très intéressante. Si la réponse est une augmentation des indemnités du maire et du conseil municipal, il est inutile de poursuivre la réflexion, mais si d’autres raisons émergent, toute une programmation d’aménagement peut être conçue en collaboration. C’est cela construire l’avenir.

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