COVID-19 : Reflexions sur une page sombre de notre histoire

Avec une régularité et une constance qui forcent l’admiration, les pouvoirs publics après 6 mois de COVID-19 et un bilan très lourd pour nos anciens, nous maintiennent, grâce aux messages répétés, dans un état de vigilance et d’inquiétude quasi optimal. Gestes barrière, distanciation physique, gel hydroalcoolique, lavages fréquents des mains, port du masque de plus en plus généralisé à l’extérieur et dans les grandes villes (1.400 communes sur 33.000 à ce jour), incitations à se faire tester… Si après tout cela le virus résiste, c’est à désespérer. A part le port du masque obligatoire partout à l’extérieur, je ne vois pas ce que l’on pourrait faire de plus… en attendant, bien sûr, les vaccins salvateurs dont il faudra se méfier comme de la peste car trop rapidement commercialisés.

Malgré toutes ces précautions, il faut le dire, on nous annonce aussi de nombreuses zones de contaminations en hausse ici et là, occasionnées par la transhumance estivale des touristes vers les plages et autres lieux prisés des vacanciers. Plus de “clusters” comme ils disent; sans doute plus facilement repérés par des tests en augmentation. Quand on cherche, on finit par trouver. Malheureusement, si les 700.000 tests sont enfin arrivés, on manque de bras pour les réaliser. En France, il y a toujours trop ou pas assez de quelque chose.

Pour nous maintenir sous pression, on évoque la rentrée et les états grippaux saisonniers qui vont venir compliquer le diagnostique des médecins. On annonce aussi un nombre croissant de personnes hospitalisées (30 aujourd’hui), mais plus question de morts ni de confinement. On nous fait craindre la fameuse seconde vague du COVID mais (en même temps) on nous rassure sur l’état de nos services de santé qui, parait-il, seraient prêts à faire front à une nouvelle offensive virale grâce à l’expérience acquise en mars/avril et aux stocks de médicaments renouvelés.

Propagande ? On peut le penser quand on sait que la maladie n’a pas de traitement spécifique, exceptés les corticoïdes et quelques antiviraux qui laissent sceptiques certains spécialistes. Quand on sait aussi que la promesse d’ouverture de 4.000 lits, si elle est tenue, et si on la ramène au nombre d’établissements hospitaliers, ne se traduira que par une augmentation de 8 à 10 lits par établissement selon un directeur hospitalier ! Ridicule en cas de forte vague.

L’augmentation toute relative du nombre de contaminés serait le fait d’une jeunesse insouciante et la résultante d’incivilités. Avec un peu de recul, si on revient sur l’historique de la maladie, on s’aperçoit que la responsabilité de la pandémie dans le pays est très versatile et est passée des politiques auxquels on a reproché leur impéritie, aux scientifiques et autorités de santé incompétentes et divisées, pour finir sur le populus, malheureuses victimes indisciplinées qui ont au final ce qu’elles méritent.

Les inquiétudes résultant de la crise économique naissante ainsi que l’insouciance d’une partie de la France en vacances, ont relégué au second plan les effets dévastateurs de la pandémie sur la santé des français. N’oublions pas que les anciens dans les EHPAD ont payé un lourd tribut à l’impéritie de nos politiques dépassés par les évènements. Plus de 15.000 décès par manque d’organisation et de protection ! Beaucoup de nos aînés sont morts dans des conditions douteuses voire scabreuses (sélections [1], abandons, cobayes, isolement social et probablement euthanasies). D’autres personnes, souffrant de pathologies non COVID et considérées non prioritaires ont aussi été les victimes collatérales du confinement. Quant au manque de lits, il y en a qui seraient restés vides dans les cliniques ! Il faudra qu’on nous explique.

Un follower de mon blog m’adresse un article particulièrement stupéfiant et accablant – décrivant, entre autre, la lente descente aux enfers de nos anciens – à l’adresse des responsables qui ont géré la pandémie. Resteront-ils impunis ?

Connaîtrons-nous un jour la véritable histoire de ce Coronavirus et de ses méfaits ?

[1] Le 22 mars 2020, le Dr Chatelus écrit : «le chef des urgences de Mulhouse a admis devant 600 urgentistes français réunis en visioconférence qu’au-delà de 75 ans, avec ou sans comorbidités, ils n’intubaient plus».

Photo : Internet.

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Un commentaire

  1. Je pense qu’aujourd’hui on peut entendre tout et son contraire, je pense qu’aujourd’hui, personne ne peut se targuer de pouvoir dire ce qu’il faut faire exactement, je pense aussi qu’aujourd’hui, les jeunes se moquent totalement de ces consignes qui n’en sont pas et qu’avec la même insouciance des adultes, en vacances, sont prêt à se réunir dans une même salle sans souci de distanciation et de masque.
    Pour en revenir aux jeunes qui, sans aucune conscience, ensemble dans des lieux pouvant se révéler dangereux, boivent, se shootent, etc. … et qui, tranquillement, rentrent chez eux, en déclarant qu’ils ont fait bien attention, mais qui, en réalité, sont de véritables tueurs de leur famille. Avec de l’humour noir et même plus que noir, c’est une autre façon de se débarrasser plus rapidement des anciens et permettent à d’autres de se réjouir car les caisses de retraite vont faire du bénéfice.
    La covid 19, les lits en assistance respiratoire, les foyers (cluster c’est américain, on a encore baissé notre culotte devant le jargon américain) et tout ce charabia que les journalistes alliés aux politiques nous abreuvent chaque jour et dans lequel nous nous étanchons notre soif de conneries, tout cela et le reste, on y pense, mais on refuse d’y croire réellement, même si l’on prend du temps pour lire le contenu actuel de ce blog. Tant que nous continuerons à donner quitus à ces politiques pour mener notre vie sociétale, il ne sert à rien de se lamenter. Ce que nous décrions aujourd’hui, reviendra demain sous une autre forme…
    La réalité est, tout simple, il faut s’obliger à penser, à reconcevoir, le mode relationnel dans lequel nous nous enfermions, il faut s’obliger à penser, à reconcevoir le monde économique qui nous a amenés dans la situation économique dans laquelle nous étions entrain de sombrer, il faut s’obliger à penser, à reconcevoir ce monde du travail dans lequel, les syndicats, les patrons et les politiques sont totalement incapables de se situer.
    En fait, il faut reconcevoir totalement l’avenir de notre société, de notre façon d’être, de notre raison et de nos émotions. Le passer, nous a conduit au désarroi actuel face à cette pandémie. Le présent n’est que l’instrument qui va nous aider à reconcevoir cet avenir.
    Une dernière réflexion : ceux qui ne sont pas allés voter pour les présidentielles et les députés n’ont qu’une obligation : se taire, la parole ne leur appartient pas, quant à ceux qui sont allés voter qu’ils ne se plaignent pas, après tout c’est bien eux qui les ont élus.

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