LINKY : victoire d’une abonnée hyper électrosensible

La bataille fut âpre et longue mais la victoire était au bout.

Déclarée hyper électrosensible par son cancérologue, et soutenue par l’association « Les citoyens éclairés« , madame Marie-Thérèse Guyonvac’h, quévenoise, a fait plier le géant ENEDIS qui a procédé au remplacement de son nouveau compteur Linky par l’ancien modèle.

Dans ce genre de confrontation, comme le précise l’article de l’Ouest France qui rapporte l’information, les perdants font profil bas et restent muets. C’est le cas pour ENEDIS distributeur d’électricité d’EDF et les collectivités locales propriétaires du réseau électrique. Seul le maire de Quéven (56530) s’est risqué d’un commentaire montrant à la fois l’intérêt qu’il porte à la santé de son administrée, c’est le moins, mais aussi sa lassitude face à une polémique qui manifestement le dépasse. Que ceux qui pensent naïvement que la nocivité reconnue des compteurs Linky puisse constituer un point de retour à l’ancienne formule ne se fassent pas trop d’illusions !

Quoi que l’on puisse penser, la marche arrière d’ENEDIS va désormais constituer un précédent pour toutes celles et tous ceux qui sont hyper électrosensibles au CPL. Avec un peu de patience et moyennant des certificats médicaux justifiés en bonne et due forme, ils pourront eux aussi s’attaquer à ENEDIS.

Pendant ce temps, ENEDIS justement, apparemment indifférent à cet incident de parcours, poursuit sa marche en avant au rythme de 30.000 nouveaux compteurs posés chaque jour. La filiale d’EDF profite même du Tour de France cycliste pour vanter entre 2 cols les mérites de son compteur supposé nous faciliter la vie et surtout celle de ses agents.

C’est bien connu, perdre une bataille ne signifie pas pour autant perdre la guerre et, malgré cette déconvenue, le moral reste au beau fixe chez EDF (1).

Photo : https://img.over-blog-kiwi.com/0/77/70/31/20140625/ob_b34205_linky-rejete-en-allemagne

(1) Pour les nouveaux compteurs mais pas pour son activité nucléaire qui plonge régulièrement dans les abysses de l’endettement. J’aurai l’occasion d’y revenir.

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