La pseudo intrusion de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière par des casseurs Le 1er mai 2019

L’emballement médiatique et politique dès qu’un évènement majeur se produit, conduisent inévitablement à des commentaires imprécis, voire à la propagation (volontaire ou pas) de fausses nouvelles (Fake news pour les anglicistes). L’intrusion de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière en est un exemple manifeste. L’avis d’un syndicaliste policier, commentateur d’un soir, dont le rôle n’est pas de prôner l’intérêt des manifestations, ajouté à la précipitation de journalistes en quête de sensationnel, imposent au téléspectateur de fausses interprétations dénuées de toute objectivité et sur lesquelles d’ailleurs les journalistes ont grand peine à revenir. C’est le principe du “mal est fait, tant pis“. J’ai en mémoire, à ce sujet, le nom d’une personne qui avait été citée par erreur, dans un quotidien local, comme responsable d’un grave accident de voiture et pour lequel le journal fautif s’était excusé mais plusieurs jours plus tard et dans un petit encadré à peine lisible. Le mal était fait et le nom erroné était resté dans les commentaires ainsi que dans les mémoires.

Grâce aux réseaux sociaux et aux smartphones on peut de nos jours, à défaut de rétablir la vérité, avoir des images contradictoires pour se faire une réelle opinion de la nature des évènements. En l’occurrence, les intrus qui saccagent, volent et blessent comme l’affirme le journaliste à l’écharpe rouge,  cherchaient ici tout simplement refuge dans le seul endroit qui leur était accessible comme le montre la vidéo ci-dessous (26′ – vous pouvez passer à la 12ème mn pour arriver à l’essentiel).

En attendant, la trentaine de manifestants qui fuyaient les gaz lacrymogènes, pris dans la nasse du service de réanimation de l’hôpital, ont été incarcérés une nuit et dans une ambiance délétère si l’on en croit les intéressés relâchés le lendemain. Ils ont d’ailleurs porté plainte et il sera intéressant de connaître la suite que la justice donnera à cette affaire.

Moralité : accordons une relative importance aux informations diffusées sur le vif, en gardant à l’esprit la phrase que l’on attribue à Marc Twain : “Si vous ne lisez pas les journaux, vous n’êtes pas informé. Si vous lisez les journaux vous êtes mal informé“. Phrase que l’on peut actualiser en disant : “Si vous ne regardez pas les chaines d’informations en continu, vous n’êtes pas informé. Si vous les regardez, vous êtes mal informé“.

Photo : Internet – Vidéo Youtube

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