Journée de solidarité Pentecôte

Aujourd’hui, 10 juin 2019, c’est la journée de solidarité Pentecôte destinée à venir en aide aux anciens et aux handicapés. Le fruit du labeur de celles et ceux qui se sont levés tôt pour aller travailler ira théoriquement dans une “cagnotte” en réalité la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie qui répartira “les gains” dont le montant est déjà connu et estimé à 2,9 milliards d’euros.

Ce matin j’entendais sur RMC une intervenante qui avouait ne pas savoir comment ce chiffre était calculé. Évidemment quand on sait, ou plutôt quand on ne sait pas, combien de personnes précisément se sont rendues au travail, il est difficile de faire une évaluation. Une radio nationale a annoncé qu’en réalité une personne sur cinq était considérée au travail. Cela n’a nullement empêché les journalistes d’affirmer péremptoirement que 2 milliards seront destinés au bien être des anciens et 900 millions aux handicapés.

Durant la journée, les radios nationales n’ont pas jugé utile de s’appesantir sur le sujet. La solidarité c’est bien mais ce n’est pas racoleur. Les médias lui ont préféré la solidarité des gens de mer suite au naufrage de la vedette SNSM vendredi dernier et s’appesantir sur le retour en France de petits orphelins de Daech sans oublier les sifflets de la Marseillaise par les Turcs (lors de la dernière rencontre de football de l’équipe de France) et le chauffard de Lorient dont on nous a rebattu les oreilles en annonçant avec force insistance, depuis la matin, qu’il avait été identifié mais malheureusement pas encore appréhendé. Curieuse approche de l’information un jour férié, hélas sans gros titres !

Pour en revenir à la solidarité avec nos anciens et nos handicapés, Europe N° 1 nous a quand même rappelé pourquoi cette journée solidarité concernait au départ tous les travailleurs et… bien moins aujourd’hui. Le fautif est le lobby du tourisme qui considère le travail comme l’ennemi numéro 1 de la profession. Le voyage, et le profit son corolaire, passent avant la considération de nos aînés et celle de nos handicapés.

Voici ce que disait ce matin un chroniqueur d’Europe à propos de cette journée très spéciale dont on a oublié les origines :

Dessin : Internet

2 commentaires

  1. La mémoire collective s’avère essentielle pour que l’humain reste considéré dans toute sa dimension qu’il ne faudrait pas laisser réduire à des considérations purement lucratives de court terme.

    Cette richesse culturelle nous appartient : défendons nos valeurs au bénéfice de tous !

  2. La Pentecôte, notre histoire tout simplement..
    Célébrée depuis le quatrième siècle et aussi présente dans la religion Juive, la Pentecôte, est fêtée 50 jours après Pâques ce qui tombe invariablement sur un lundi. Cette fête célèbre la venue du Saint-Esprit ; le corps de Jésus est monté aux cieux le jour de l’ascension mais son esprit demeure pour toujours par la venue du Saint Esprit.
    Ce Lundi est férie depuis le concordat de 1801, traité qui règle les rapports de l’État français et de l’ Église catholique, traité abrogé par la loi de 1905 sauf en Alsace et Moselle, départements transférés à l’empire Allemand lors de la défaite de 1870. Depuis, la loi Rafarin est venue transformer ce lundi en journée de solidarité ou presque, selon le sens des vents.
    Ainsi, nous surfons sur une historique culture judéo-chrétienne marquée par les fabuleux monuments carolingiens, romans et gothiques construits par les puissants qui offraient à Dieu ce qu’il y a de plus beau pour parfois mieux contrôler la population. Souvent, notre histoire fut tragique avec les antiques schismes religieux : 1054 séparation des orthodoxes (mon royaume n’est pas de ce monde), puis au 16ième séparation des protestants (tu n’adoreras point les idoles) ce qui conduit à 8 terribles guerres de religion.
    Bref, notre culture judéo-chrétienne imprime en profondeur notre quotidien et il serait saint, parfois de s’en souvenir..

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