COVID-19 : on vaccine aussi les militaires, même les récalcitrants

La vaccination est avant tout une affaire de priorité particulièrement si l’on ne dispose pas de suffisamment de doses pour satisfaire les populations ciblées – et c’est le cas actuellement.  En France, les hautes autorités médicales et vaccinales, avec l’aval du gouvernement, ont déterminé en janvier 2021 la priorité vaccinale comme suit :

  • Les anciens des EHPAD, les plus fragiles et donc les plus susceptibles d’engorger les hôpitaux (en manque de lits et de personnels depuis plusieurs décennies mais cela ne gêne que les patients).
  • Les plus de 75 ans, avec ou sans comorbidité, eux aussi pouvant rapidement saturer les urgences.
  • Les personnels médicaux.

Personnellement, ignorant la période de latence nécessaire avant que le vaccin soit efficace (15 jours, trois semaines, plus ?) j’aurais inversé l’ordre proposé. Mais on ne m’a pas demandé mon avis. 🙂

Un quatrième groupe moins important, et inattendu, est venu s’immiscer dans ces priorités. Des équipages de la Marine !

Grippe espagnole 1918 – Photo Internet

C’est ce que nous signale le Canard enchaîné du 27 janvier 2021 qui consacre un petit encart à ces personnels. Le journal nous apprend que les marins du Charles de Gaulle (contaminés au ¾ en avril 2020) ainsi que ceux de son escorte, auront droit prochainement à la piquouze avant d’appareiller pour combattre Daesh. Normal.

Mais quelques récalcitrants (des mutins ?) n’ont pas voulu remplir le « Questionnaire préalable de consentement » à la vaccination. Ils sont vite rentrés dans le rang ! Non mais sans blague !

Refuser un vaccin que les civils réclament ardemment, ça fait désordre. Allez rompez ! Et avis aux équipages des sous-marins nucléaires, les prochains sur la liste. Quand un produit est rare, on n’a pas le droit de faire le difficile.

Voici l’article en question (cliquez dessus pour l’agrandir) :

 

Photo :  Site www.defense.gouv.fr – Internet

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4 commentaires

    1. Pour revenir au sujet, il me semble dangereux d’opposer les catégories de français pour la course au vaccin sacré. Singulièrement, les militaires se ne sont pas des privilégiés, sur une Frégate (en 1995) il y avait les deux tiers de l’équipage en CDD et des réaffectations tous les deux ou trois ans à la disposition du « marchand de viande ». Quand aux espaces clos des sous marins avec leurs équipages très spécialisés (tous volontaires) faisons confiance aux médecins militaires qui travaillent, j’en suis certain, efficacement en toute discrétion.
      Notre faiblesse réside dans l’incapacité de l’UE à faire émerger des remèdes. Pire, si un état possède des solutions elles doivent passer par la moulinette de Bruxelles et être conforme à une tonne de traités, je suis pour une UE mais dirigée différemment.. En outre, cette crise nous montre combien il est nécessaire d’investir dans la recherche fondamentale publique.

  1. Bonsoir, j’avoue ne pas trop comprendre l’objet de ce courrier
    Pour tout ce qui touche aux militaires: c’est simple, ils se soumettent ou se demettent. Dans le système militaire, on reconnaît le fait de la baïonnette passive ou la baïonnette intelligente
    Dans la premier cas, j’obéis aux ordres et je suis déchargé des conséquences de l’ordre exécuté. Dans le second cas, je peux m’inquiéter de la légitimité de l’ordre et après avoir eu une réponse j’exécute ou le quitte l’armée. La collectivité prime sur l’individu.
    Pour le reste, bien que je n’ai aucune empathie envers le gouvernement actuel et ne lui donne absolument pas quitus, je voudrais essayer d”imaginer les donneurs de leçons actuels, dans la même situation.

  2. En matière de priorité, j’aurais aussi mis les personnels médicaux en tête. Ils sont quand même les plus exposés et nombre d’entre eux ont été affectés par ce satané virus. Quant aux militaires, après l’affaire peu glorieuse du Charles De Gaulle, il était évidemment hors de question que la Marine se distingue à nouveau pour le même motif. Une fois, ça va, et encore ! Deux, ce serait de la négligence et de l’incompétence. En conséquence, les membres de l’équipage ne peuvent se permettre de compromettre la mission. A ce sujet, il y a quelques années déjà un amiral (Marin Gillier) s’était permis d’interdire aux commandos marine de pénétrer dans un certain périmètre de Lorient, où était située une boîte de nuit, dans laquelle plusieurs de ses troupiers étaient tombés à plusieurs reprises dans de véritables embuscades, au point d’en rendre certains indisponibles pendant quelques temps. Ce qui pouvait compromettre la(les) mission(s) de leur unité. Les contrevenants s’exposaient purement et simplement à une éjection des commandos, en particulier s’ils se retrouvaient blessés. Je suppose donc qu’il en sera de même pour les marins du CDG et de ses navires d’escorte

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