Mistral perdant

Photo : http://www.franceinfo.fr/

En refusant de livrer les deux navires “Mistral” commandés par la Russie, François Hollande a commis une nouvelle bévue qui vient enrichir une collection déjà bien garnie et appauvrir nos finances bien mal-en-point.

Ce n’est pas en privant Poutine de ces deux bâtiments que la politique extérieure de la Russie se trouvera affectée. Pas plus d’ailleurs que le refus de vente de “Rafale” à l’Arabie Saoudite aurait changé quoi que ce soit dans les pratiques barbares des princes arabes vis à vis de leurs sujets (assouvissement des femmes, décapitations, amputations, flagellations, enfermements des opposants…). Si la morale doit être invoquée dans le commerce des armes, il apparait urgent de définir des critères de choix compréhensibles par les français pour sélectionner nos futurs clients. En attendant, ces navires vont nous coûter plusieurs bras.

Le journaliste Frédéric Pons de “Valeurs actuelles” en a fait une évaluation exhaustive dans l’attente des chiffres officiels, sans doute minorés, qui sortiront prochainement.

Pour alourdir la note, j’ajouterai les conséquences non encore évaluées de l’embargo russe sur nos produits agricoles (porcs, fromages…).

C’est à se demander à quoi sert la kyrielle de conseillers qui gravitent autour de notre Président prédicateur du changement.

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  1. Pourtant ce choix courageux honore la France. Refuser de livrer des armes destinées à soutenir les russes Ukrainiens (car Pro-russes est une appellation erronnée quand on sait qu’ils sont les descendants de ces russes déplacés là sous Staline pour contrôler les frontières de la grande URSS comme au Nord, en bordure de Baltique, l’enclave de Kaliningrad coincée entre la Pologne et la Lituanie, autrement appelée Russie Baltique.
    Il faut savoir que cette enclave, poubelle de l’ex armée soviétique avec des armes qui y pourrissent, est aujourd’hui coincée dans l’Europe entre deux pays de l’espace schengen, Le pouvoir russe y joue donc une partie délicate avec Kaliningrad, fausse vitrine virtuelle de la future relation de la Russie à l’UE, avant-poste européen du pays, mais aussi région dont une trop forte intégration à l’UE pourrait renforcer la volonté d’émancipation de l’ensemble fédératif russe.
    Et cela les Polonais comme les lituaniens en ont peur. L’europe et donc la France ne doivent surtout pas se laisser avoir par un Poutine rusé mais particulièrement belliqueux. Je soutien donc ce choix gouvernemental. Arrêtons ce jeu stupide qui consiste à médire sur nos gouvernants sans compréhension des réels enjeux géopolitiques internationaux.
    Il y a assez à voir, à dire et peut être a faire dans un espace local à notre dimension, et donc plus accessible.

  2. la population russe aura un peu moins de malbouffe au menu !
    kant a se lamenter sur le sort de ces produits militaires destines a semer la terreur…
    sacro-saint PIB !

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