Zemmour : “Il a dit la vérité, il doit être exécuté !” (1)

La photo ci-dessus ainsi que le titre que j’ai choisis pour illustrer mon billet vous ont peut-être heurté(e) et donné une image erronée de mon profil politique. Aussi je m’empresse de préciser que je n’appartiens à aucun parti et que depuis fort longtemps j’ai perdu toute illusion dans un quelconque programme politique novateur susceptible de changer agréablement mon quotidien. Mon propos n’est donc pas de soutenir ou de dénigrer mais de rappeler quelques principes élémentaires en matière de contestation. Vous l’avez deviné, il s’agit du discours d’Eric Zemmour prononcé le samedi 28 septembre 2019 à Paris lors de la Convention de la Droite dont je veux vous entretenir (2).

Ce discours a provoqué un tsunami dans le petit monde feutré des médias parisiens. Comment la chaîne LCI a-t-elle pu diffuser dans son intégralité (32 mn) le discours d’un fanatique paré de toutes les avanies du monde ? Réponse : mais bien évidemment pour mieux sacrifier ensuite ledit illuminé sur l’autel de la bienpensance dans un pseudo débat où ne figurait personne qui aurait pu prendre sa défense.

Sur le site  contrepoint.org, Claire Libercourt s’interroge en ces termes : “Faut-il couper le sifflet à Zemmour ? Non, mais il s’agirait de se réveiller !.

Si Zemmour le journaliste polémiste et essayiste dérange certains et, si de nombreux journalistes ont trouvé ses propos ignobles incitant parait-il à la haine, la guerre civile et la délinquance de la pensée (rien que ça !), la meute de journalistes qui s’est déchaînée à son encontre semble avoir oublié qu’il existe encore dans notre beau pays quelque chose de fondamental qui s’appelle la liberté d’expression.

Ce moyen de communiquer permet d’échanger des points de vue sans qu’il soit obligatoire de clouer au pilori la ou les personnes qui ne partagent pas vos analyses ou vos opinions. En l’occurrence, les inquiétudes et obsessions de Zemmour, lesquelles, n’en déplaisent aux “progressistes” de tout poil, sont aussi partagées par près de 7 français sur 10 ! La doxa journalistique semble également oublier que près de 11 millions de français ont voté Front national en 2017.

Fort justement Madame Libercourt rappelle à la profession que les journalistes ne sont pas là pour faire l’éducation morale des électeurs mais pour les informer. Elle précise : “Les journalistes ne sont pas des curés chargés de la direction spirituelle des citoyens. Cela ne signifie pas, bien sûr, que les journaux aient obligation d’accueillir la prose débile des fauteurs de guerre civile, mais s’indigner de voir un importun prendre la parole, surtout quant elle lui est désagréable, relève de la mentalité de censeur.”

Il serait bon que ce rappel à l’ordre soit entendu par les journaleux qu’ils soient conservateurs, progressistes ou libéraux.

(1) Célèbre chanson interprétée en 1968 par Guy Béart.

(2) Son discours papier est là : https://fr.calameo.com/read/002315316b78dd91ea1c7

Photo complète et commentaires favorables à Zemmour: http://pauvrefrance.centerblog.net/6572067-la-grande-cabale-contre-zemmour

2 commentaires

  1. L’Etat défaillant pour la défense des citoyens : les causes étant multiples, les moyens toujours davantage fragilisés, l’actualité en atteste tous les jours !
    Pour autant, chacun d’entre nous peut se responsabiliser et agir à sa mesure afin de faire vivre ou revivre une légitime liberté de conscience et d’action, si possible citoyenne d’intérêt général.
    Les époques passées nous apprennent qu’il est plus “facile” de courber le dos et suivre les injonctions arbitraires du moment ; or, pour maintenir un peu de ce respect si précieux, il a toujours été nécessaire de s’engager en défense de son libre-arbitre et de ses intérêts vitaux, quelque soient les domaines, en synergie de volonté et de ressources adaptés.
    Certains êtres deviennent ainsi emblématiques de ce qui nous concerne tous et la chanson de Guy BEART, chanteur compositeur émérite, dont je me souviens également d’une chanson populaire, ” L’eau vive ” … l’illustre bien à ce titre.
    Au lieu de stigmatiser des éveilleurs de conscience, sans pour autant y adhérer “béatement”, considérons que la liberté d’expression reste essentielle pour oser représenter ceux qui ne peuvent garantir leur dignité aux fins de maintenir en cohérence la Société qui nous est commune.

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